2 février, fête de la vie consacrée

La vie consacrée féminine, sans langue de buis

émission de KTOTv – 02/02/2024

À l’occasion de la journée de la Vie consacrée, le 2 février, la rédaction de KTO propose d’aborder les différentes formes d’appel à la vie consacrée féminine. Voeux religieux, instituts séculiers, vie communautaire, vierges consacrées dans les diocèses… Si la diversité des engagements ne manque pas, de nombreuses femmes ne trouvent pas aujourd’hui leur juste place. Comment l’Eglise peut-elle accueillir, discerner et accompagner ces appels ? Quel cadre ecclésial proposer à ces différentes formes de vies radicales à la suite du Christ ? Pour en parler, la rédaction de KTO reçoit Mgr Renauld de Dinechin, évêque de Soissons, soeur Anne Lécu, religieuse dominicaine de la Présentation et médecin à la prison de Fleury-Mérogis (Essonne), soeur Elise-Mariette, moniale cistercienne de l’abbaye Notre-Dame de Bonne-Espérance d’Echourgnac en Dordogne, Hélène Delage, vierge consacrée du diocèse de Lyon, et soeur Françoise Petit, supérieure générale des Filles de la Charité. Par vos questions et témoignages, participez à l’échange sans langue de buis avec les invités en plateaux. Ecrivez à sanslanguedebuis@ktotv.com ou réagissez en direct sur les réseaux sociaux avec #SLBuis.

FÊTE DE LA PRÉSENTATION DU SEIGNEUR
XXVIIIe JOURNÉE MONDIALE DE LA VIE CONSACRÉE

MESSE POUR LES MEMBRES DES INSTITUTS DE VIE CONSACRÉE
ET DES SOCIÉTÉS DE VIE APOSTOLIQUE

HOMÉLIE DU PAPE FRANÇOIS

Basilique Saint-Pierre
Vendredi 2 février 2024

Alors que le peuple attendait le salut du Seigneur, les prophètes annonçaient sa venue. Comme le déclare le prophète Malachie : « Il viendra dans son Temple le Seigneur que vous cherchez. Le messager de l’Alliance que vous désirez, le voici qui vient » (3, 1). Siméon et Anne sont l’image et la figure de cette attente. Ils voient le Seigneur entrer dans son temple et, éclairés par l’Esprit Saint, ils le reconnaissent en l’Enfant que Marie porte dans ses bras. Ils l’avaient attendu toute leur vie : Siméon, « un homme juste et religieux qui attendait la Consolation d’Israël » (Lc 2, 25) ; Anne, qui « ne s’éloignait pas du Temple » (Lc 2, 37).

Il nous est bon de regarder ces deux personnes âgées, patientes dans l’attente, vigilantes en esprit et persévérantes dans la prière. Leur cœur est resté éveillé, comme une torche toujours allumée. Ils sont avancés en âge mais ils ont la jeunesse du cœur ; ils ne se laissent pas consumer par le temps car leurs yeux restent tournés vers Dieu dans l’attente (cf. Ps 145, 15). Tournés vers Dieu dans l’attente, toujours dans l’attente. Ils ont connu des difficultés et des déceptions sur le chemin de la vie, mais ils n’ont pas cédé au défaitisme : ils n’ont pas “mis à la retraite” l’espérance. Alors, en contemplant l’Enfant, ils reconnaissent que les temps sont accomplis, que la prophétie s’est réalisée : Celui qu’ils cherchaient et désiraient, le Messie des nations, est arrivé. En tenant éveillée l’attente du Seigneur, ils deviennent capables de l’accueillir dans la nouveauté de sa venue.

Frères et sœurs, l’attente de Dieu est également importante pour nous, pour notre chemin de foi. Chaque jour, le Seigneur nous visite, Il nous parle, Il se révèle de manière inattendue et, à la fin de la vie et du temps, Il viendra. C’est pourquoi Lui-même nous exhorte à rester éveillés, à veiller, à persévérer dans l’attente. La pire chose qui puisse nous arriver serait de tomber dans le “sommeil de l’esprit” : l’endormissement du cœur, l’anesthésie de l’âme, le rangement de l’espérance dans les coins sombres de la déception et de la résignation.

Je pense à vous, frères et sœurs consacrés, et au don que vous êtes. Je pense à chacun de nous, chrétiens d’aujourd’hui : sommes-nous encore capables de vivre l’attente ? Ne sommes-nous pas trop pris parfois par nous-mêmes, par les choses et les rythmes intenses de tous les jours, au point d’oublier Dieu qui sans cesse vient? Ne sommes-nous pas trop pris par nos bonnes œuvres, au risque de transformer la vie religieuse et chrétienne en “beaucoup de choses à faire”, et de négliger la recherche quotidienne du Seigneur ? Ne risquons-nous pas de programmer parfois notre vie personnelle et la vie communautaire en calculant les chances de succès, au lieu de cultiver avec joie et humilité la petite graine qui nous est confiée, avec la patience de ceux qui sèment en ne prétendant à rien et de ceux qui savent attendre les temps et les surprises de Dieu ? Parfois – nous devons l’admettre – nous avons perdu cette capacité d’attendre. Cela est dû à plusieurs obstacles, je voudrais en souligner deux.

 

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Le Service civique dans l'Eglise

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