Cap sur Lisbonne !

Quatre jeunes Métropolitains, qui ne se connaissaient pas, se sont donnés rendez-vous ce mercredi à Nouméa pour embarquer dans une très longue croisière spirituelle qui les mènera jusqu’au Portugal pour participer aux Journées mondiales de la jeunesse en août 2023.

À peine arrivés sur le Caillou, et à vingt-quatre heures de lever l’ancre, ils livrent un aperçu de ce qui les attend.

Réfléchir, regarder le monde, mieux se connaître. De plus en plus de jeunes décident, après leurs études supérieures, de prendre une année sabbatique. L’occasion, pour certains, de larguer les amarres, de partir au bout du monde et de consacrer un an à sa foi catholique.

« C’est quelque chose que je ne pourrais faire qu’une fois dans ma vie. On pourrait aller dans un temple, mais ici aussi, la vie de prière est hyper importante. C’est rythmé par ce qu’on appelle la liturgie des heures. C’est hyper important pour moi, car ça correspond à mes valeurs et je me sens capable de réfléchir sur moi-même sur ce bateau. C’est pour ça que je suis ici »

raconte Caroline Martin Laprade, en master en management de la solidarité. 

Un pèlerinage de 20 000 km

Quatre jeunes, qui ne se connaissaient pas, se sont donc donnés rendez-vous ici, à Nouméa ce mercredi, pour embarquer sur un voilier de 13,5 mètres. Un pèlerinage en mer de 20 000 km qui les mènera jusqu’au Portugal, en août 2023, où se dérouleront les prochaines Journées mondiales de la jeunesse.

« L’état d’esprit, c’est de rencontrer des gens, de faire un peu une mission d’évangélisation, de discuter de notre foi avec des gens, de découvrir du pays, des terres qu’on ne connaît pas du tout, de partir à l’aventure, de faire du bateau. Il y a un peu de tout ça dans ce périple »

indique Maëlle Madelenat, ingénieur.

« On ne peut pas revenir comme on est partis »

À la barre, le seul vrai marin de l’équipage, c’est le capitaine, un ancien militaire. Il a consacré sa vie à Dieu et il embarque régulièrement des jeunes chrétiens à bord. « 

Il y en a 65 qui sont passés à bord depuis quatre ans. Il n’y en a pas un qui vous dira qu’il est reparti comme il est arrivé, assure Thierry Pichon, capitaine du Exultet 2. On vit une expérience extraordinaire : une vie en communauté pendant cinq, six ou sept mois. Une vie fraternelle, spirituelle, une découverte du monde, des escales… On ne peut pas revenir comme on est parti, ce n’est pas possible. On revient avec du bonus. »

Pour accompagner l’équipage pendant la traversée, la statue de Fatima que les jeunes ont apportée spécialement de l’Hexagone dans leurs bagages. « C’est elle qui nous guide. C’est l’étoile de la mer », souligne Thierry Pichon.

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